Aïkido et mixité…

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Faire vivre la mixité… 

Par son approche spécifique, l’aïkido peut permettre aux enfants d’expérimenter une mixité réelle et acquérir ainsi une valeur éducative importante, qui favorise le développement de la personnalité et l’épanouissement de chacun, vecteurs d’une égalité réelle. Mais il ne suffit pas d’inscrire des filles et des garçons au même cours d’aïkido pour faire ainsi vivre la mixité et lui donner toute sa portée éducative.

D’abord, ne pas nuire…

La première condition pour donner toute sa portée à la mixité et faire vivre une égalité réelle sur le tatami consiste certainement pour l’enseignant à s’abstenir lui-même de mobiliser des stéréotypes sexistes. Y compris sur le ton de l’humour, car ces stéréotypes finissent immanquablement par imprégner le public, et par véhiculer des valeurs inverses à celles que l’on veut défendre.

Alors, la mixité : comment faire ?

Voici quelques conseils concrets à destination des enseignants pour contribuer à faire vivre la mixité au sein de leur section enfants.

À l’inverse, pourquoi ne pas prendre le contre-pied de ces idées toutes faites lorsque cela est possible ? On peut ainsi, avec naturel, féliciter un garçon pour son attention ou sa délicatesse, une fille pour sa puissance ou sa vivacité. L’enseignant manifeste ainsi avec simplicité une vision nuancée du monde, qu’il permet à ses élèves de s’approprier ; il contribue également ainsi à favoriser l’estime de soi des enfants sans renforcer les clichés, en leur faisant vivre des réussites et des accomplissements en dehors des stéréotypes et de l’identité prescrite.

Faire pratiquer ensemble…

À partir de l’âge de huit ans, les garçons et les filles commencent à se séparer spontanément en deux groupes distincts, qui auront tendance à ne plus partager les mêmes jeux et activités, ou à les pratiquer séparément. L’aïkido ne fait pas excep- tion et les jeunes pratiquants, auront tendance à ne pas « se mélanger » durant le cours, évitant de pratiquer ensemble. S’il s’agit d’une étape normale du développement psycho-social, il est intéressant que l’enseignant amène les enfants à dépasser cette séparation artificielle.

Pour ce faire, il est possible de s’appuyer sur les changements de partenaires, en mettant en place des dispositifs d’appairage guidé (par exemple : les enfants répartis en deux lignes, chacun pratique avec le partenaire présent en face de lui, pour se décale d’une place vers la gauche ; désignation des partenaires suivants par l’enseignant ; tirage au sort ; temps limité pour saluer le partenaire le plus proche de soi ; etc.).

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